Page précédente/zurück/Back Galerie Page d'Accueil/Home

O Fortuna 1,00m × 1,12m

Fortuna Imperatrix Mundi
Les Carmina Burana » ou « les chants de Beuern » est un manuscrit
découvert en 1803 (et édité en 1847 pour la première fois) dans 
l'abbaye de Benediktbeuern. Partiellement noté en neumes. Il s'agit
de la compilation, réalisée entre 1225 et 1250, de chants laïques
en allemand, en français et en latin, des goliards, des 
ecclésiastiques et des moines défroqués, des étudiants vagabonds ;
il comporte des chansons d'amour, des chansons à boire et à danser
ainsi que des pièces religieuses.
Fortuna Imperatrix Mundi
The manuscript of the Carmina Burana (or the Songs of Beuren)
was discovered in the Benedictine monastery of Beuren in 
1803, and first published in 1847.  It is partly set in plain- chant.
It consists of a collection of secular songs in German, French
and Latin, composed between 1225 and 1250 by gallants, clergymen,
unfrocked monks and wandering students; it is made up of songs of 
love, drinking songs and dance tunes as well as some sacred music."
 
O Fortuna
velut luna
statu variabilis,
semper crescis
aut decrescis;
vita detestabilis
nunc obdurat
et tunc curat
ludo mentis aciem,
egestatem,
potestatem
dissolvit ut glaciem.

Sors immanis
et inanis,
rota tu volubilis,
status malus,
vana salus
semper dissolubilis,
obumbrata
et velata
michi quoque niteris;
nunc per ludum
dorsum nudum
fero tui sceleris.

Sors salutis
et virtutis
michi nunc contraria,
est affectus
et defectus
semper in angaria.
Hac in hora
sine mora
corde pulsum tangite;
quod per sortem
sternit fortem,
mecum omnes plangite!

O Fortuna
velut luna
statu variabilis,
semper crescis
aut decrescis;
vita detestabilis
nunc obdurat
et tunc curat
ludo mentis aciem,
egestatem,
potestatem
dissolvit ut glaciem.

Sors immanis
et inanis,
rota tu volubilis,
status malus,
vana salus
semper dissolubilis,
obumbrata
et velata
michi quoque niteris;
nunc per ludum
dorsum nudum
fero tui sceleris.

Sors salutis
et virtutis
michi nunc contraria,
est affectus
et defectus
semper in angaria.
Hac in hora
sine mora
corde pulsum tangite;
quod per sortem
sternit fortem,
mecum omnes plangite!  
 
O Fortuna,
comme la Lune
tu es variable,
toujours croissante
et décroissante;
la vie détestable
d'abord oppresse
et puis calme
comme le jeu s'empare de la raison,
pauvreté
et pouvoir
elle les fait fondre comme glace.

Sort monstrueux
et vide,
tu fais tourner la roue,
tu es mauvais,
vaine bien-portance
toujours divisible,
ombragée
et voilée
tu me tourmentes aussi;
là par le jeu
mon dos nu
j'apporte à ta vilenie.

Le salut du Sort
et son mérite
est maintenant contre moi,
est poussé
et affaibli,
toujours en esclavage.
Donc à cette heure
sans délai
pincez les cordes vibrantes;
car le Sort
étend l'homme fort,
pleurez tous avec moi!

O Fortuna,
comme la Lune
tu es variable,
toujours croissante
et décroissante;
la vie détestable
d'abord oppresse
et puis calme
comme le jeu s'empare de la raison,
pauvreté
et pouvoir
elle les fait fondre comme glace.

Sort monstrueux
et vide,
tu fais tourner la roue,
tu es mauvais,
vaine bien-portance
toujours divisible,
ombragée
et voilée
tu me tourmentes aussi;
là par le jeu
mon dos nu
j'apporte à ta vilenie.

Le salut du Sort
et son mérite
est maintenant contre moi,
est poussé
et affaibli,
toujours en esclavage.
Donc à cette heure
sans délai
pincez les cordes vibrantes;
car le Sort
étend l'homme fort,
pleurez tous avec moi!
 
Oh Fortune,
you are as fickle
as the moon,
always waxing
and waning;
hateful life
first oppresses
then calms us
with its game,
poverty
and power
she melts them like ice.

Fate, savage
and empty,
you turn the wheel,
unfaithful,
fickle,
always vanishing,
enshrouded
and veiled
you torment me also,
now through the sport
of your wickedness
my back is naked.

The aid of fate
and worthiness
is not now mine;
jostled,
weakened,
always enslaved,
At this hour
without delay
pluck the strings!
Because fate lays low the brave,
lament with me, all of you!